mercredi 23 juillet
Le CAL-44 demande l’abandon du fichier EDVIGE
Pour obtenir l’abandon du fichier EDVIGE :

instituant le fichage systématique et généralisé, dès l’âge de 13 ans,
par la police des délinquants hypothétiques et des militants syndicaux,
politiques, associatifs et religieux
Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).
A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.
En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ».
Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives …
La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.
Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.
Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.
Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.
C’est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :
exigent
le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui
institue un niveau de surveillance des citoyens totalement
disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de
l’état de droit,
sollicitent
le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les
organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie
privée et des droits de l’enfant,
s’engagent
à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif
afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs
publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE.
samedi 19 juillet
Ma première manif. touristique... à Lyon !
C'était le 10 avril 2008, le mouvement Nantais contre la casse du service public de l'éducation était un doux rêve, le mouvement Lyonnais atteignait son apogée. En plein cœur d'un voyage en Rhône-Alpes, dont l'un des thèmes était la Résistance pendant la seconde guerre mondiale, je me retrouvais libre pendant une après-midi dans la capitale des Gaules. Hasard ou signe du destin, j'apprenais qu'une manifestation lycéenne était prévue place Bellecour vers 14h30, c'est à dire à l'endroit exact et à l'heure exacte où mon car me déposerai pour une carte blanche qui s'annonçait militante.

Armé de mon sac de touriste et de mon inséparable appareil photo, je vais à la rencontre des premiers manifestants réunis devant la statue de Louis XIV. Mes camarades vont eux aussi s'informer de l'événement qui se prépare et apprennent les revendications de nos amis Lyonnais, engendrant par la suite de nombreuses discussions et certainement une prise de conscience sur les réformes de l'éducation. Je serai par contre seul à participer à la manifestation.

Il est vrai que proportionnellement à la taille de la place Bellecour, troisième plus grande place de France (44160m²), le cortège lycéen pouvait paraître restreint. Mais petit à petit, des groupes venus des quatre coins de la ville arrivent, ce qui retarde quelque peu le départ. Nous sommes finalement selon mon estimation, entre 1000 et 1500 à fouler le pavé. C'est d'ailleurs ce qu'annonce SUD Education. Il faut beau, il faut chaud, le temps est idéal pour découvrir cette grande ville dans une ambiance joyeuse. Enfin, nous sommes surtout là pour protester !

J'ai pu constater avec satisfaction combien les lycéens lyonnais connaissaient leur sujet. Que ceux qui crient à la manipulation se rendent dans une manif. lycéenne, ils comprendront que ceux qui défilent ne le font pas pour sécher des cours mais bien par conviction. Il s'agissait de la seconde manifestation à Lyon, d'après toutes mes rencontres, plus fournies que la première. Des banderoles, des pancartes, de la peinture sur le visage, un t-shirt taggé pour l'occasion... ils sont nombreux à marquer leur détermination. Plusieurs lycées étaient d'ailleurs bloqués pour l'occasion comme le rapporte Rebellyon.info. Les lycéens en bac pro étaient particulièrement actifs à Lyon et ce depuis plusieurs semaines.
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A Lyon, il y a des drapeaux partout ! Des drapeaux d'organisations syndicales bien entendu. L'UNL se positionne stratégiquement en tête en compagnie de l'UNEF ; SUD et la CNT restent dans le cortège. On verra même des enseignants du CNES se présenter et des étudiants de la FSE. J'apprendrai plus tard que des militants CGT encadraient le tout. La FIDL aussi était là, des tracts volant dans les airs. Mais point de drapeaux. Pourtant, c'est bien la ville d'Alix Nicolet ! Je me dois de préciser que les lycéens représentaient à vue d'oeil près de 90% du cortège.
Pas de coordination à Lyon, ou en tout cas, capable d'organiser l'événement. Ce fut donc tout au long du parcours, une bataille regrettable entre les bataillons UNL et UNEF face à SUD, CNT et FSE. Les premiers avaient prévu un service d'ordre (je supris un membre au téléphone alertant d'un possible "dérapage"), les seconds réclamaient de ne pas être encadrés par la police. Bref, de mener un troupeau de moutons.
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La présence policière était vraiment impressionnante. Devant, derrière, sur les côtés, nous étions "bien" entourés ! Je crois que contrairement à la tradition Nantaise, les Lyonnais doivent déclarer leurs manifs. en préfecture. La police était omniprésente, ce qui immanquablement a déclaré chez moi un sentiment d'oppression. 2 arrestations eurent lieu à l'hôtel de ville. Malgré une tentative de diversion, nous resterons groupés jusqu'au bout.
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Comment participer à une manifestation exotique sans en tirer des enseignements. Cela en identifiant les points positifs et négatifs. Tout d'abord, ça allait beaucoup trop vite ! Certes, ce n'était pas pour me déranger puisqu'une fois rendu à l'autre bout de la ville il fallait que je rebrousse chemin. Mais les porteurs de banderole marchaient à une telle vitesse que nous étions obligés de faire des pauses tous les 100m. Ensuite, l'encadrement étudiant était gênant. C'est une bonne idée de prêter main forte aux benjamins mais de là à monopoliser la première ligne et surtout les mégaphones (avec des slogans hors-sujet)... On pouvait très bien distinguer les "leaders", selon certains "autoproclamés". Un mouvement lycéen ne doit-il pas être l'occasion de spontanéité et de prise d'initiatives ? Pas de chance pour l'UNL qui aura eu beau mettre des drapeaux un peu partout, c'est une militante de SUD qui fera la une de Métro le lendemain. D'ailleurs, les médias étaient en nombre et j'imagine que tous les lyonnais qui s'informent doivent être au jus. Les syndicalistes ne doivent pas oublier que leur syndicat est essentiellement un outil de lutte. Le potentiel de mobilisation à Lyon (ville de gauche) est gigantesque ! Il s'agit de la 3e ville de France en population intra-muros et 2e avec l'aire urbaine.

Petit à petit, nous arrivons au terminus. Je garde la tour du Crédit Lyonnais comme repère visuel, je me situe à plusieurs kilomètres de mon rendez-vous. Nous nous dirigeons vers la place Guichard. La police quadrille les rues des alentours alors que les lycéens s'installent sur des sortes de tribunes au centre aux alentours de 16 heures. Je prends mes derniers clichés avant de partir. J'apprendrai plus tard que des lycéens de SUD ont organisé une inter-lycéenne dans la soirée. J'apprendrai aussi que peu de monde y participa puisque la FIDL et UNL, en belle collaboration avec la police, firent évacuer rapidement les lieux.

Ce même 10 avril, des manifestations lycéennes eurent lieu à Saint-Étienne (environ 500 personnes), Chambéry (1200) et bien sûr Grenoble avec 6500 manifestants ! Par la suite, le mouvement ne gonfla plus. Les vacances de printemps marquèrent le déclin de la lutte en Rhône-Alpes. Malheureusement, le manque de coordination nationale fit que nos mouvements furent en décalage à travers la France. Moi, j'aurais découvert la ville sous une autre facette et saboté mon compte-rendu de voyage. J'aurais étudié de l'intérieur sans être impliqué, les différents mécanismes d'une manifestation qui ne sont pas exactement les nôtres. C'était la journée la plus ensoleillée de la semaine et une drôle d'expérience !
vendredi 11 juillet
La "Nuit des Résistances" aura lieu à Nantes !
Après quelques tergiversations, des citoyens ont finalement décidé d'organiser la Nuit des Résistances à Nantes. Comme prévu, le Comité d'Action Lycéen de Nantes prévient les lycéens de la tenue de cet événement.
Le Comité de d'Action Lycéen de Nantes étant dispersé dans la nature pendant ces vacances, il nous est impossible de nous réunir pour prendre des décisions collégiales. Le CAL-44 n'est donc pas organisateur de cet événement. Cependant, comme nous souscrivons à l'appel lancé, le CAL-44 invite les lycéens à se rendre devant la mairie de Nantes dimanche 13 juillet à partir de 18h30.
Pour comprendre de quoi il s'agit :
Tous les citoyens sont appelés à s'y rendre pour échanger des idées et préparer les grandes actions que nous espérons unitaires à la rentrée. C'est le moment de faire connaissance dans un esprit convivial. Apportez du matériel militant, de la nourriture, votre expérience et votre détermination !
L'appel sur l'agenda d'Indymédia Nantes ici
Des actions de ce type se dérouleront au même moment dans toute la France. Si vous considérez que trop c'est trop et qu'il sera bientôt trop tard, cette action est à vous. Nous devons créer partout des réseaux de citoyens vigilants et réactifs face à la politique gouvernementale. Diffusez ce message même si vous ne pouvez pas vous y rendre. Présentez-vous devant la mairie de votre ville ou village si vous n'êtes pas à Nantes, imprimez un t-shirt pour l'occasion par exemple.
Le blog de la Nuit des Résistances.
Le collectif de cet événement possède une adresse de messagerie : nuitdesresistances@gmail.com .
Concernant la lutte lycéenne à proprement parler, il y a de bonnes raisons de croire à la reprise du mouvement à la rentrée. Les syndicats se disent prêts mais sachons que c'est nous qui déciderons ! Il y a du travail dès maintenant à entreprendre !
mercredi 09 juillet
Xavier Darcos annonce la suppression de 13 500 postes dans l'enseignement en 2009
Dans une interview au quotidien Libération
publiée mercredi 9 juillet, le ministre de l'éducation, Xavier Darcos,
explique qu'il va proposer le non-remplacement de 13 500 départs à la
retraite pour la rentrée 2009. "C'est le chiffre que j'ai proposé au premier ministre et c'est vraisemblablement le chiffre qui sera retenu", affirme M. Darcos, plaidant "pour une meilleure gestion" qui "permet de dégager des marges de manœuvre dans l'éducation nationale". Le ministre souligne notamment que "30 000 personnes ne sont pas devant les élèves car elles sont dans des services de toute nature".
Le budget 2008 prévoit déjà 11 200 suppressions de postes dans l'éducation, essentiellement des enseignants.
"Pour la rentrée 2009, nous prévoyons encore une perte de 30 000 élèves
dans le second degré. Nous en tirerons naturellement les conséquences", explique encore M. Darcos. "Le
chiffre de 13 500, c'est ce que nous savons pouvoir faire sans toucher
à l'offre éducative, bien au contraire, puisque nous généralisons
l'accompagnement éducatif au collège et dans les écoles primaires de
l'éducation prioritaire, et que nous organisons des stages de remise à
niveau pour les CM1 et CM2 ainsi que pour les lycéens", poursuit-il. D'après M. Darcos, il ne devrait pas y avoir de suppression de postes dans les lycées ; "notre politique doit être lisible pour que l'on ne nous accuse pas de réformer l'école uniquement pour supprimer de l'emploi", explique-t-il.
30.000 élèves en moins dans le second degré selon le ministre, pas de suppressions de postes dans les lycées, donc soit c'est dans les collèges qu'il va y en avoir alors que le mini "baby-boom" de l'an 2000 y entre bientôt, soit c'est dans le primaire où il manque déjà des postes d'enseignants ... Donc évidemment il ne touchera pas à l'offre éducative, soyons en heureux.
mardi 08 juillet
Guide de la "Nuit des Résistances" le 13 juillet
Voici le guide de la "Nuit des Résistances" que nous relayons après l'appel. Nous ne sommes pas en mesure de vous dire si une action aura lieu devant la mairie de Nantes dimanche 13 juillet. Cependant nous vous informerons si c'est le cas.

Guide de la Nuit des Résistances Guide réalisé Par le collectif de la Nuit des Résistances
ou comment s'organiser pour le 13 juillet
Par le collectif de la Nuit des Résistances
Qu'est-ce que la « Nuit des Résistances » ?
Tout
d'abord, il faut savoir ce que signifie le nom de l'événement lui-même.
Les apparences sont parfois trompeuses, la ressemblance avec la « Nuit
des Ecoles », organisée par les enseignants et parents d'élèves du
primaire, qui avait connu un grand succès pour protester contre les
mesures Darcos, n'est que fortuite. Mais nous nous réjouissons de ce
hasard, qui permet au concept de s'installer et de démontrer son
efficacité. Le nom de cet événement, tout aussi militant, avait été
choisi il y a déjà plusieurs mois. Beaucoup de festivités estivales
sont appelées « nuit de... », ce qui explique la première partie du
terme. N'est-ce pas un moment propice aux rencontres ? Ne dit-on pas
que la nuit porte conseil ? Pour montrer la multitude des luttes et des
revendications qui nous rassemblent, le terme « résistances » est au
pluriel. Nous parlons bien de Résistances contre des phénomènes, qui
sont ici les politiques de nos dirigeants. Mais chacun interprétera à
sa guise ce mot qui a l'avantage de ne pas être partisan. Aucune
idéologie précise n'est d'ailleurs revendiquée, ni l'appartenance à un
courant politique. Il faudra en effet oublier les clivages pour
réaliser l'union, sans pour autant perdre nos valeurs. Résister ce
n'est pas que se défendre, c'est aussi aller de l'avant car « résister
c'est créer ! ».
Elle est organisée en été pour marquer une
continuité dans les actions du reste de l'année. La vie ne s'arrête pas
quand nous sommes en vacances, les luttes non plus. Il est important de
ne pas faire une pause trop importante afin que les réseaux continuent
à fonctionner. La connotation est bien sûr plus festive pour permettre
des rencontres et des échanges dans la bonne humeur. Outre le fait que
le 13 juillet soit le jour de la révolution de 1789 (veille de la prise
de la Bastille), c'est aussi un dimanche qui précède un jour férié. Le
clin d'oeil historique et le côté pratique prévalent donc dans le choix
de la date. Maintenant, il faut relever ce défi que nos dirigeants
disent impossible, nous rassembler en plein été.
Mais alors,
qu'est vraiment la « Nuit des Résistances » ? C'est une action de
citoyens, vers les citoyens, pour les citoyens. Nous voulons dépasser
les querelles partisanes et rassembler tous ceux, qui pour une raison
ou pour une autre, sont opposés à la politique de nos dirigeants. Une
date pendant laquelle des réunions seront organisées dans de nombreuses
villes et villages de France pour informer la population et se réunir,
car nous avons tous à apprendre sur les luttes voisines. Tous les
secteurs sont concernés, de la défense de nos services publics à celle
de nos libertés en passant par le soutien aux sans-papiers ou le refus
de la précarité... C'est un premier pas vers une lutte à mener ensemble
contre une politique globale, une étape obligée si nous voulons viser
plus haut. La « Nuit des Résistances » c'est un concept qui laisse sa
liberté d'action à tous les acteurs qui organiseront l'événement. Que
ce soient des citoyens seuls, des associations, des collectifs, des
syndicats, des partis... chacun doit trouver sa place et relever ses
manches. Nous restons le principal danger pour nos gouvernements, car
le peuple est souverain. C'est une première expérience, ambitieuse car
à l'échelle nationale, qui en appellera d'autres. C'est aussi la
volonté de sortir des actions déprimantes et démobilisatrices, de
prouver que nous pouvons agir dans une ambiance enthousiaste. C'est la
mise en pratique de la devise : « l'union fait la force ».
Qui en sont à l'origine ?
L'idée
naît en Charente, où les lycéens du Comité d'Action Local d'Angoulême,
engagés dans le mouvement contre la casse du service public
d'éducation, veulent réunir tous ceux qui luttent, jusque là
séparément, pour aller plus loin ensemble. La Coordination de Soutien
Citoyenne de Poitiers et le Réseau Citoyen pour l'Ecole en Charente
participent à l'élaboration du projet et l'appuient localement. Le
Comité de Résistance Citoyenne apporte son aide pour relayer l'appel à
l'échelle nationale, organiser ou proposer l'organisation de cette
action à d'autres associations, formelles ou informelles, dans un
maximum de villes .
Ce sont les premiers signataires de l' « Appel à
la Nuit des Résistance ». Il s'agit d'organisations citoyennes
indépendantes, pacifistes, défendant les valeurs humanistes, créatrices
de réseaux militants et très actives lors des mouvements sociaux. Elle
savent que la réflexion est nécessaire avant de passer à l'action. Leur
but n'est en aucun cas de tirer profit des manifestations mises en
place le 13 juillet.
Toute organisation le désirant peut devenir
signataire et organisatrice d'actions ce jour-là. Il suffit de
contacter le collectif de la « Nuit des Résistances » à l'adresse de
messagerie créée pour l'occasion (voir plus bas). La communication
entre les différents organisateurs
est primordiale pour référencer les mairies concernées et tisser ce réseau militant.
Quels sont les objectifs ?
D'abord,
il faut se rassembler. De toutes les sensibilités politiques, de tous
les milieux sociaux, de tous les âges, de toutes les luttes... nous
devons nous retrouver et échanger. Cet échange doit permettre la
création de réseaux militants locaux, facilement mobilisables et
comprenant des individus très différents, mais dès lors en contact.
Malgré nos désaccords, nous devons être unis pour rejeter la politique
gouvernementale actuelle. Chacun vient avec ses revendications et
s'intéresse à celles des autres. Les réseaux locaux seront connectés
entre eux pour tisser un réseau national indépendant et non
hiérarchisé, où chacun pourra proposer des initiatives. Le maître-mot
est « communication » entre nous si nous espérons que nos actions
futures aient une portée sur la politique que nous critiquons.
On
en profite pour informer. Si nous devons nous réunir en plein air et
non dans une salle c'est bien pour être au contact de la population,
qui selon la forme des manifestations pourra venir participer
activement et dans tous les cas s'y intéresser. Nous avons des messages
à faire passer, c'est l'occasion ! Informer la population sans
nécessairement passer par des médias c'est possible et la proximité ça
paie. Si chacun, nous apportons notre pierre à l'édifice et même si le
résultat n'est pas toujours instantané, la population y sera sensible.
Certains changeront d'avis sur nos gouvernants, d'autres sur ceux qui
luttent (grâce à l'emploi de formes novatrices et pas forcément
perturbatrices) et tous réfléchiront. Mieux, ils inviteront leur
entourage à réfléchir. Nous cherchons une prise de conscience du
peuple, sans quoi tout changement démocratique est vain.
Comment ça fonctionne ?
Chacun
fait ce qu'il veut. Ou presque, car il faut respecter certaines règles,
sans quoi ce ne serait pas la « Nuit des Résistances » ! D'abord, une
date unique pour toute la France : le 13 juillet. Ensuite, un lieu
commun : la mairie (autour, dedans, dessus, dessous...). La volonté de
faire changer les choses, de rassembler des gens différents, d'être
visibles. Tout ça dans un esprit convivial voire festif. Enfin, un
signe qui permette de savoir que l'action s'appelle « Nuit des
Résistances ». Il est important de comprendre que quel que soit le
nombre de participants, le fait d'avoir agit est une réussite.
Ensuite,
libre cour à l'imagination. Des organisateurs pensent à faire un repas,
d'autres à camper, inviter des groupes de musique, des troupes
théâtrales ou de spectacles de rue, un meeting, une manifestation, un
sit-in... Permettez-nous d'apporter quelques conseils. Il serait bien
inspiré d'apporter des tables pour délimiter un périmètre et disposer
du matériel, une banderole avec simplement marqué « Nuit des
Résistances », prévoir des animations et de quoi se restaurer. Même une
personne seule peut agir et avoir un impact non négligeable.
Informez
de cette action. Il est capital de prévenir de la tenue de cet
événement. Pour cela, vous disposez de nombreuses possibilités. Tout
d'abord sur internet, postez sur les sites participatifs, utilisez
votre messagerie et votre liste de contacts, contactez les associations
susceptibles de vous aider. Ensuite sur le terrain, vous pouvez
facilement imprimer des affiches comprenant le terme « Nuit des
Résistances le 13 juillet », le lieu, l'horaire, éventuellement
l'action envisagée et les causes défendues. Les organisations qui
mettent en oeuvre la Nuit des Résistances localement peuvent apporter
leur signature, signe de crédibilité. Vous pouvez aussi distribuer des
tracts, et, selon les moyens à votre disposition, imaginez d'autres
modes d'information. N'hésitez pas à prévenir la presse !
N'oubliez
pas d'apporter du « matériel militant ». C'est à dire des affiches
voire des banderoles estampillées « Nuit des Résistances » pour décorer
votre espace et ne pas laisser les passants indifférents. Sur place,
disposez des tracts, des guides, des livres... tout type de documents
pour faciliter les échanges et aller au contact de la population.
Faites en sorte d'être vu !
Pensez à prévenir votre mairie,
selon les cas ça peut se révéler utile. Il est facile d'appeler les
forces de l'ordre pour « trouble à l'ordre public ». Le caractère bon
enfant de l'action doit être précisé. Envisagez un lieu de repli au cas
ou.
Vous pouvez contacter les médias pour les informer de cette
action, la presse locale pourra l'annoncer avant qu'elle ait lieu. Vous
pouvez aussi convier les journalistes pendant l'action, même si la
médiatisation n'est pas un objectif en soi.
Et qui peut l'organiser ?
Tous
ceux qui trouvent cette idée intéressante. Ça peut donc être n'importe
qui. Des citoyens anonymes ou déjà membres de collectifs, des
associations qui invitent la population, plusieurs organisations qui
oublient leurs divisions pour un appel commun au rassemblement... Dans
certaines villes, un syndicat organisera une manifestation festive et
unitaire, dans d'autres un père de famille campera devant sa mairie en
espérant être rejoint massivement, une coordination lycéenne proposera
un concert militant, une association diffusera des films... Cependant,
personne ne pourra tirer profit de l'action à son propre compte.
Quelques heures suffisent pour la mettre en place si vous trouvez les
bons contacts !
Il n'y a rien à perdre et tout à gagner ! L'idée
est maintenant lancée, à vous de la saisir au vol. Sans vision à long
terme, nos luttes ne seront jamais assez structurées. Le temps presse
pour utiliser les libertés qui n'ont pas encore été ôtées. Rassembler
les résistants est une préoccupation de tous les instants, des suites
sont donc à donner localement pour que ces réseaux prennent réellement
forme. Débattons, expliquons, ne cédons jamais si nous croyons à nos
revendications ! Vous l'avez compris, cette action est osée mais, sans
culot ni un profond désir d'avancer, nous perdrons nos combats. Qui ne
tente rien n'a rien. Soyons optimistes et actifs, persévérons. «
Lorsqu'un seul homme rêve, ce n'est qu'un rêve. Mais si beaucoup
d'hommes rêvent ensemble, c'est un début de réalité ». Bonne chance et
bon courage à vous !
Complément d'informations :
· Lisez et téléchargez l'appel initial : http://storage.canalblog.com/86/87/291654/27524997.pdf
· Accédez au blog de l'événement : http://nuitdesresistances.wordpress.com
· Accédez au forum de l'événement : http://lecrc.forumactif.fr/index.htm
· Adressez un mail au collectif : nuitdesresistances@gmail.com
· Utilisez ce logo ou d'autres : http://storage.canalblog.com/80/79/291654/27564042.jpg
· L'appel circule : www.humanite.fr/Nuit-des-Resistances ; http://www.lepost.fr/article/2008/07/04/1218675_appel-a-la-nuit-des-resistances-le-13-juillet-2008.html ; http://bellaciao.org/fr/spip.php?article68534 ...
N'oubliez
pas de parler de cette action par tous les moyens à votre disposition.
Nous sommes tous des médias ! Communiquez à travers vos blogs, forums,
sites communautaires... pour informer de l'événement. Prévenez vos
proches, vos contacts, votre réseau ! Et même si vous ne pouvez pas
vous rendre devant une mairie le 13 juillet, faites suivre ce guide et
restez attentifs à la suite des événements !
La libre circulation de ce guide est fortement recommandée.
jeudi 03 juillet
Appel à la "Nuit des Résistances" le 13 juillet
Voici l'appel à la Nuit des Résistances, initiative que le CAL-44 soutient mais n'organisera pas pour la ville de Nantes à cause de la démobilisation des troupes due aux vacances. Cependant, si une action est organisée dimanche 13 juillet devant la mairie, nous vous tiendrons au courant.
Appel à la « Nuit des Résistances »
Le 13 juillet 2008
« Peuple révolté, révolte-toi ! »
Il existe un peuple en Résistance, ceci n’est pas un appel désespéré.
Devant la multiplicité des causes légitimes à défendre, le peuple, les forces vives, les bonnes volontés, les citoyens, les partis de l'opposition et les syndicats semblent éparpillés. Ils paraissent divisés et impuissants face à cette volonté déterminée, implacable d'imposer un système de société inhumaine ou l'espoir et les rêves disparaissent. Mais ils combattent pour une cause commune : la défense de nos droits, le respect de la condition humaine et le bonheur du peuple. La catégorisation, la sectorisation de la lutte et la barrière entre les générations sont autant d'obstacles à un front commun de contestation unitaire et déterminé.
Dépassons les luttes fraternelles. Nous avons des rêves communs, des utopies communes, le temps de l'union est arrivé.
Nous pouvons continuer à nous entre-déchirer. Nous pouvons jouer le jeu de ceux qui nous regardent nous entre-déchirer. Nous pouvons les laisser nous exploiter sans rien dire en pensant que toute réaction est inutile. Nous pouvons observer passivement le monde se détruire. Nous pouvons les écouter nous expliquer que leur ordre est l'ordre juste. Que le système libéral est le seul viable qui n'a jamais failli. Nous pouvons accepter que pour vivre dans le meilleur des mondes "possible”, nous devons laisser une partie de la population mondiale à l'écart de ce monde. Oui, nous pouvons fermer les yeux. Mais il y a urgence.
Liberté,
Fraternité, Egalité, Education, Santé, Justice, Culture, Travail,
Dignité humaine, Défense de notre écosystème en danger...
Combien de combats avons nous en commun ? Nous avons trop perdu de temps dans des discussions stériles, nous nous sommes laissés diviser. Malgré la propagande de notre gouvernement, le silence de certains médias sur les contestations à travers le pays (et l'Europe), qui entretiennent l'illusion sur la résignation de la population, la Résistance existe et ne demande qu'à s'épanouir, à nous d'en être les acteurs.
Sommes-nous divisés au point de ne pas pouvoir nous entendre, résister ensemble ? Nous devons prouver le contraire.
Alors le dimanche 13 Juillet, réapproprions nous l'espace public en campant, mangeant et vivant ensemble devant nos mairies. N'oublions pas que nous fêtons un événement qui a fédéré autour de l'idée qu'il était temps de prendre les choses en main, n'oublions pas que nous fêtons une Révolution ! Nous devons impérativement créer des réseaux entre résistants contre la politique de régression sociale actuelle. Nous devons nous rencontrer pour prévoir des suites. C’est dans ce sens que cette première action de Résistance citoyenne non partisane est proposée.
Exprimons-nous ! Rassemblons-nous ! Révoltons-nous !
Ensemble célébrons la révolution le dimanche 13 juillet devant nos mairies.
Appel à l’initiative du Comité d’Action Local d’Angoulême, avec la collaboration de la Coordination de Soutien Citoyenne de Poitiers, du Comité de Résistance Citoyenne, et du Réseau Citoyen pour l’Ecole de Charente.
D’autres organisations peuvent apporter leur signature et (co-)organiser cette action après l’avoir signalé.
Pour des questions, des informations ou pour vous inscrire à cette initiative, n’hésitez pas à vous rendre sur le blog (http://nuitdesresistances.wordpress.com) ou à nous envoyer un mail (nuitdesresistances@gmail.com).
Nous vous invitons aussi à relayer cet appel.


