COMITÉ D'ACTION LYCÉEN - NANTES 44

Le blog des actions lycéennes nantaises contre la casse de l'éducation. Origine de la protestation lycéenne et informations sur le mouvement.

samedi 19 juillet

Ma première manif. touristique... à Lyon !

C'était le 10 avril 2008, le mouvement Nantais contre la casse du service public de l'éducation était un doux rêve, le mouvement Lyonnais atteignait son apogée. En plein cœur d'un voyage en Rhône-Alpes, dont l'un des thèmes était la Résistance pendant la seconde guerre mondiale, je me retrouvais libre pendant une après-midi dans la capitale des Gaules. Hasard ou signe du destin, j'apprenais qu'une manifestation lycéenne était prévue place Bellecour vers 14h30, c'est à dire à l'endroit exact et à l'heure exacte où mon car me déposerai pour une carte blanche qui s'annonçait militante.

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Armé de mon sac de touriste et de mon inséparable appareil photo, je vais à la rencontre des premiers manifestants réunis devant la statue de Louis XIV. Mes camarades vont eux aussi s'informer de l'événement qui se prépare et apprennent les revendications de nos amis Lyonnais, engendrant par la suite de nombreuses discussions et certainement une prise de conscience sur les réformes de l'éducation. Je serai par contre seul à participer à la manifestation.

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Il est vrai que proportionnellement à la taille de la place Bellecour, troisième plus grande place de France (44160m²), le cortège lycéen pouvait paraître restreint. Mais petit à petit, des groupes venus des quatre coins de la ville arrivent, ce qui retarde quelque peu le départ. Nous sommes finalement selon mon estimation, entre 1000 et 1500 à fouler le pavé. C'est d'ailleurs ce qu'annonce SUD Education. Il faut beau, il faut chaud, le temps est idéal pour découvrir cette grande ville dans une ambiance joyeuse. Enfin, nous sommes surtout là pour protester !

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J'ai pu constater avec satisfaction combien les lycéens lyonnais connaissaient leur sujet. Que ceux qui crient à la manipulation se rendent dans une manif. lycéenne, ils comprendront que ceux qui défilent ne le font pas pour sécher des cours mais bien par conviction. Il s'agissait de la seconde manifestation à Lyon, d'après toutes mes rencontres, plus fournies que la première. Des banderoles, des pancartes, de la peinture sur le visage, un t-shirt taggé pour l'occasion... ils sont nombreux à marquer leur détermination. Plusieurs lycées étaient d'ailleurs bloqués pour l'occasion comme le rapporte Rebellyon.info. Les lycéens en bac pro étaient particulièrement actifs à Lyon et ce depuis plusieurs semaines.

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A Lyon, il y a des drapeaux partout ! Des drapeaux d'organisations syndicales bien entendu. L'UNL se positionne stratégiquement en tête en compagnie de l'UNEF ; SUD et la CNT restent dans le cortège. On verra même des enseignants du CNES se présenter et des étudiants de la FSE. J'apprendrai plus tard que des militants CGT encadraient le tout. La FIDL aussi était là, des tracts volant dans les airs. Mais point de drapeaux. Pourtant, c'est bien la ville d'Alix Nicolet ! Je me dois de préciser que les lycéens représentaient à vue d'oeil près de 90% du cortège.
Pas de coordination à Lyon, ou en tout cas, capable d'organiser l'événement. Ce fut donc tout au long du parcours, une bataille regrettable entre les bataillons UNL et UNEF face à SUD, CNT et FSE. Les premiers avaient prévu un service d'ordre (je supris un membre au téléphone alertant d'un possible "dérapage"), les seconds réclamaient de ne pas être encadrés par la police. Bref, de mener un troupeau de moutons.

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La présence policière était vraiment impressionnante. Devant, derrière, sur les côtés, nous étions "bien" entourés ! Je crois que contrairement à la tradition Nantaise, les Lyonnais doivent déclarer leurs manifs. en préfecture. La police était omniprésente, ce qui immanquablement a déclaré chez moi un sentiment d'oppression. 2 arrestations eurent lieu à l'hôtel de ville. Malgré une tentative de diversion, nous resterons groupés jusqu'au bout.

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Comment participer à une manifestation exotique sans en tirer des enseignements. Cela en identifiant les points positifs et négatifs. Tout d'abord, ça allait beaucoup trop vite ! Certes, ce n'était pas pour me déranger puisqu'une fois rendu à l'autre bout de la ville il fallait que je rebrousse chemin. Mais les porteurs de banderole marchaient à une telle vitesse que nous étions obligés de faire des pauses tous les 100m. Ensuite, l'encadrement étudiant était gênant. C'est une bonne idée de prêter main forte aux benjamins mais de là à monopoliser la première ligne et surtout les mégaphones (avec des slogans hors-sujet)...  On pouvait très bien distinguer les "leaders", selon certains "autoproclamés".  Un mouvement lycéen ne doit-il pas être l'occasion de spontanéité et de prise d'initiatives ? Pas de chance pour l'UNL qui aura eu beau mettre des drapeaux un peu partout, c'est une militante de SUD qui fera la une de Métro le lendemain. D'ailleurs, les médias étaient en nombre et j'imagine que tous les lyonnais qui s'informent doivent être au jus. Les syndicalistes ne doivent pas oublier que leur syndicat est essentiellement un outil de lutte. Le potentiel de mobilisation à Lyon (ville de gauche) est gigantesque ! Il s'agit de la 3e ville de France en population intra-muros et 2e avec l'aire urbaine.

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Petit à petit, nous arrivons au terminus. Je garde la tour du Crédit Lyonnais comme repère visuel, je me situe à plusieurs kilomètres de mon rendez-vous. Nous nous dirigeons vers la place Guichard. La police quadrille les rues des alentours alors que les lycéens s'installent sur des sortes de tribunes au centre aux alentours de 16 heures. Je prends mes derniers clichés avant de partir. J'apprendrai plus tard que des lycéens de SUD ont organisé une inter-lycéenne dans la soirée. J'apprendrai aussi que peu de monde y participa puisque la FIDL et UNL, en belle collaboration avec la police, firent évacuer rapidement les lieux.

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Ce même 10 avril, des manifestations lycéennes eurent lieu à Saint-Étienne (environ 500 personnes), Chambéry (1200) et bien sûr Grenoble avec 6500 manifestants ! Par la suite, le mouvement ne gonfla plus. Les vacances de printemps marquèrent le déclin de la lutte en Rhône-Alpes. Malheureusement, le manque de coordination nationale fit que nos mouvements furent en décalage à travers la France. Moi, j'aurais découvert la ville sous une autre facette et saboté mon compte-rendu de voyage. J'aurais étudié de l'intérieur sans être impliqué, les différents mécanismes d'une manifestation qui ne sont pas exactement les nôtres. C'était la journée la plus ensoleillée de la semaine et une drôle d'expérience !

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mardi 08 juillet

Guide de la "Nuit des Résistances" le 13 juillet

Voici le guide de la "Nuit des Résistances" que nous relayons après l'appel. Nous ne sommes pas en mesure de vous dire si une action aura lieu devant la mairie de Nantes dimanche 13 juillet. Cependant nous vous informerons si c'est le cas.

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Guide de la Nuit des Résistances
ou comment s'organiser pour le 13 juillet
Par le collectif de la Nuit des Résistances

Voici un guide destiné à tous les organisateurs potentiels et les participants de l'événement nommé « Nuit des Résistances ». Son rôle est de répondre aux interrogations émises depuis le lancement de l'appel initial et d'apporter des précisions sur le principe, les visées ainsi que le fonctionnement de cette action citoyenne. Nous espérons qu'il vous aidera, tout en vous laissant libre dans les formes à donner à cette manifestation.

Qu'est-ce que la « Nuit des Résistances » ?

Tout d'abord, il faut savoir ce que signifie le nom de l'événement lui-même. Les apparences sont parfois trompeuses, la ressemblance avec la « Nuit des Ecoles », organisée par les enseignants et parents d'élèves du primaire, qui avait connu un grand succès pour protester contre les mesures Darcos, n'est que fortuite. Mais nous nous réjouissons de ce hasard, qui permet au concept de s'installer et de démontrer son efficacité. Le nom de cet événement, tout aussi militant, avait été choisi il y a déjà plusieurs mois. Beaucoup de festivités estivales sont appelées « nuit de... », ce qui explique la première partie du terme. N'est-ce pas un moment propice aux rencontres ? Ne dit-on pas que la nuit porte conseil ? Pour montrer la multitude des luttes et des revendications qui nous rassemblent, le terme « résistances » est au pluriel. Nous parlons bien de Résistances contre des phénomènes, qui sont ici les politiques de nos dirigeants. Mais chacun interprétera à sa guise ce mot qui a l'avantage de ne pas être partisan. Aucune idéologie précise n'est d'ailleurs revendiquée, ni l'appartenance à un courant politique. Il faudra en effet oublier les clivages pour réaliser l'union, sans pour autant perdre nos valeurs. Résister ce n'est pas que se défendre, c'est aussi aller de l'avant car « résister c'est créer ! ».

Elle est organisée en été pour marquer une continuité dans les actions du reste de l'année. La vie ne s'arrête pas quand nous sommes en vacances, les luttes non plus. Il est important de ne pas faire une pause trop importante afin que les réseaux continuent à fonctionner. La connotation est bien sûr plus festive pour permettre des rencontres et des échanges dans la bonne humeur. Outre le fait que le 13 juillet soit le jour de la révolution de 1789 (veille de la prise de la Bastille), c'est aussi un dimanche qui précède un jour férié. Le clin d'oeil historique et le côté pratique prévalent donc dans le choix de la date. Maintenant, il faut relever ce défi que nos dirigeants disent impossible, nous rassembler en plein été.

Mais alors, qu'est vraiment la « Nuit des Résistances » ? C'est une action de citoyens, vers les citoyens, pour les citoyens. Nous voulons dépasser les querelles partisanes et rassembler tous ceux, qui pour une raison ou pour une autre, sont opposés à la politique de nos dirigeants. Une date pendant laquelle des réunions seront organisées dans de nombreuses villes et villages de France pour informer la population et se réunir, car nous avons tous à apprendre sur les luttes voisines. Tous les secteurs sont concernés, de la défense de nos services publics à celle de nos libertés en passant par le soutien aux sans-papiers ou le refus de la précarité... C'est un premier pas vers une lutte à mener ensemble contre une politique globale, une étape obligée si nous voulons viser plus haut. La « Nuit des Résistances » c'est un concept qui laisse sa liberté d'action à tous les acteurs qui organiseront l'événement. Que ce soient des citoyens seuls, des associations, des collectifs, des syndicats, des partis... chacun doit trouver sa place et relever ses manches. Nous restons le principal danger pour nos gouvernements, car le peuple est souverain. C'est une première expérience, ambitieuse car à l'échelle nationale, qui en appellera d'autres. C'est aussi la volonté de sortir des actions déprimantes et démobilisatrices, de prouver que nous pouvons agir dans une ambiance enthousiaste. C'est la mise en pratique de la devise : « l'union fait la force ».

Qui en sont à l'origine ?

L'idée naît en Charente, où les lycéens du Comité d'Action Local d'Angoulême, engagés dans le mouvement contre la casse du service public d'éducation, veulent réunir tous ceux qui luttent, jusque là séparément, pour aller plus loin ensemble. La Coordination de Soutien Citoyenne de Poitiers et le Réseau Citoyen pour l'Ecole en Charente participent à l'élaboration du projet et l'appuient localement. Le Comité de Résistance Citoyenne apporte son aide pour relayer l'appel à l'échelle nationale, organiser ou proposer l'organisation de cette action à d'autres associations, formelles ou informelles, dans un maximum de villes .
Ce sont les premiers signataires de l' « Appel à la Nuit des Résistance ». Il s'agit d'organisations citoyennes indépendantes, pacifistes, défendant les valeurs humanistes, créatrices de réseaux militants et très actives lors des mouvements sociaux. Elle savent que la réflexion est nécessaire avant de passer à l'action. Leur but n'est en aucun cas de tirer profit des manifestations mises en place le 13 juillet.

Toute organisation le désirant peut devenir signataire et organisatrice d'actions ce jour-là. Il suffit de contacter le collectif de la « Nuit des Résistances » à l'adresse de messagerie créée pour l'occasion (voir plus bas). La communication entre les différents organisateurs
est primordiale pour référencer les mairies concernées et tisser ce réseau militant.

Quels sont les objectifs ?

D'abord, il faut se rassembler. De toutes les sensibilités politiques, de tous les milieux sociaux, de tous les âges, de toutes les luttes... nous devons nous retrouver et échanger. Cet échange doit permettre la création de réseaux militants locaux, facilement mobilisables et comprenant des individus très différents, mais dès lors en contact. Malgré nos désaccords, nous devons être unis pour rejeter la politique gouvernementale actuelle. Chacun vient avec ses revendications et s'intéresse à celles des autres. Les réseaux locaux seront connectés entre eux pour tisser un réseau national indépendant et non hiérarchisé, où chacun pourra proposer des initiatives. Le maître-mot est « communication » entre nous si nous espérons que nos actions futures aient une portée sur la politique que nous critiquons.

On en profite pour informer. Si nous devons nous réunir en plein air et non dans une salle c'est bien pour être au contact de la population, qui selon la forme des manifestations pourra venir participer activement et dans tous les cas s'y intéresser. Nous avons des messages à faire passer, c'est l'occasion ! Informer la population sans nécessairement passer par des médias c'est possible et la proximité ça paie. Si chacun, nous apportons notre pierre à l'édifice et même si le résultat n'est pas toujours instantané, la population y sera sensible. Certains changeront d'avis sur nos gouvernants, d'autres sur ceux qui luttent (grâce à l'emploi de formes novatrices et pas forcément perturbatrices) et tous réfléchiront. Mieux, ils inviteront leur entourage à réfléchir. Nous cherchons une prise de conscience du peuple, sans quoi tout changement démocratique est vain.

Comment ça fonctionne ?

Chacun fait ce qu'il veut. Ou presque, car il faut respecter certaines règles, sans quoi ce ne serait pas la « Nuit des Résistances » ! D'abord, une date unique pour toute la France : le 13 juillet. Ensuite, un lieu commun : la mairie (autour, dedans, dessus, dessous...). La volonté de faire changer les choses, de rassembler des gens différents, d'être visibles. Tout ça dans un esprit convivial voire festif. Enfin, un signe qui permette de savoir que l'action s'appelle « Nuit des Résistances ». Il est important de comprendre que quel que soit le nombre de participants, le fait d'avoir agit est une réussite.

Ensuite, libre cour à l'imagination. Des organisateurs pensent à faire un repas, d'autres à camper, inviter des groupes de musique, des troupes théâtrales ou de spectacles de rue, un meeting, une manifestation, un sit-in... Permettez-nous d'apporter quelques conseils. Il serait bien inspiré d'apporter des tables pour délimiter un périmètre et disposer du matériel, une banderole avec simplement marqué « Nuit des Résistances », prévoir des animations et de quoi se restaurer. Même une personne seule peut agir et avoir un impact non négligeable.

Informez de cette action. Il est capital de prévenir de la tenue de cet événement. Pour cela, vous disposez de nombreuses possibilités. Tout d'abord sur internet, postez sur les sites participatifs, utilisez votre messagerie et votre liste de contacts, contactez les associations susceptibles de vous aider. Ensuite sur le terrain, vous pouvez facilement imprimer des affiches comprenant le terme « Nuit des Résistances le 13 juillet », le lieu, l'horaire, éventuellement l'action envisagée et les causes défendues. Les organisations qui mettent en oeuvre la Nuit des Résistances localement peuvent apporter leur signature, signe de crédibilité. Vous pouvez aussi distribuer des tracts, et, selon les moyens à votre disposition, imaginez d'autres modes d'information. N'hésitez pas à prévenir la presse !

N'oubliez pas d'apporter du « matériel militant ». C'est à dire des affiches voire des banderoles estampillées « Nuit des Résistances » pour décorer votre espace et ne pas laisser les passants indifférents. Sur place, disposez des tracts, des guides, des livres... tout type de documents pour faciliter les échanges et aller au contact de la population. Faites en sorte d'être vu !

Pensez à prévenir votre mairie, selon les cas ça peut se révéler utile. Il est facile d'appeler les forces de l'ordre pour « trouble à l'ordre public ». Le caractère bon enfant de l'action doit être précisé. Envisagez un lieu de repli au cas ou.

Vous pouvez contacter les médias pour les informer de cette action, la presse locale pourra l'annoncer avant qu'elle ait lieu. Vous pouvez aussi convier les journalistes pendant l'action, même si la médiatisation n'est pas un objectif en soi.

Et qui peut l'organiser ?

Tous ceux qui trouvent cette idée intéressante. Ça peut donc être n'importe qui. Des citoyens anonymes ou déjà membres de collectifs, des associations qui invitent la population, plusieurs organisations qui oublient leurs divisions pour un appel commun au rassemblement... Dans certaines villes, un syndicat organisera une manifestation festive et unitaire, dans d'autres un père de famille campera devant sa mairie en espérant être rejoint massivement, une coordination lycéenne proposera un concert militant, une association diffusera des films... Cependant, personne ne pourra tirer profit de l'action à son propre compte. Quelques heures suffisent pour la mettre en place si vous trouvez les bons contacts !

Il n'y a rien à perdre et tout à gagner ! L'idée est maintenant lancée, à vous de la saisir au vol. Sans vision à long terme, nos luttes ne seront jamais assez structurées. Le temps presse pour utiliser les libertés qui n'ont pas encore été ôtées. Rassembler les résistants est une préoccupation de tous les instants, des suites sont donc à donner localement pour que ces réseaux prennent réellement forme. Débattons, expliquons, ne cédons jamais si nous croyons à nos revendications ! Vous l'avez compris, cette action est osée mais, sans culot ni un profond désir d'avancer, nous perdrons nos combats. Qui ne tente rien n'a rien. Soyons optimistes et actifs, persévérons. « Lorsqu'un seul homme rêve, ce n'est qu'un rêve. Mais si beaucoup d'hommes rêvent ensemble, c'est un début de réalité ». Bonne chance et bon courage à vous !

Complément d'informations :

·        Lisez et téléchargez l'appel initial : http://storage.canalblog.com/86/87/291654/27524997.pdf

·        Accédez au blog de l'événement : http://nuitdesresistances.wordpress.com

·        Accédez au forum de l'événement : http://lecrc.forumactif.fr/index.htm

·        Adressez un mail au collectif : nuitdesresistances@gmail.com

·        Utilisez ce logo ou d'autres : http://storage.canalblog.com/80/79/291654/27564042.jpg

·        L'appel circule : www.humanite.fr/Nuit-des-Resistances ; http://www.lepost.fr/article/2008/07/04/1218675_appel-a-la-nuit-des-resistances-le-13-juillet-2008.html ; http://bellaciao.org/fr/spip.php?article68534 ...

N'oubliez pas de parler de cette action par tous les moyens à votre disposition. Nous sommes tous des médias ! Communiquez à travers vos blogs, forums, sites communautaires... pour informer de l'événement. Prévenez vos proches, vos contacts, votre réseau ! Et même si vous ne pouvez pas vous rendre devant une mairie le 13 juillet, faites suivre ce guide et restez attentifs à la suite des événements !

Guide réalisé Par le collectif de la Nuit des Résistances
La libre circulation de ce guide est fortement recommandée.

N'hésitez pas à organiser une action dans le cadre de cette "Nuit des Résistances". Si c'est le cas, informez-nous ! cal.nantes@gmail.com

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jeudi 03 juillet

Appel à la "Nuit des Résistances" le 13 juillet

Voici l'appel à la Nuit des Résistances, initiative que le CAL-44 soutient mais n'organisera pas pour la ville de Nantes à cause de la démobilisation des troupes due aux vacances. Cependant, si une action est organisée dimanche 13 juillet devant la mairie, nous vous tiendrons au courant.

Appel à la « Nuit des Résistances »
Le 13 juillet 2008
« Peuple révolté, révolte-toi ! »

Il existe un peuple en Résistance, ceci n’est pas un appel désespéré.

Devant la multiplicité des causes légitimes à défendre, le peuple, les forces vives, les bonnes volontés, les citoyens, les partis de l'opposition et les syndicats semblent éparpillés. Ils paraissent divisés et impuissants face à cette volonté déterminée, implacable d'imposer un système de société inhumaine ou l'espoir et les rêves disparaissent. Mais ils combattent pour une cause commune : la défense de nos droits, le respect de la condition humaine et le bonheur du peuple. La catégorisation, la sectorisation de la lutte et la barrière entre les générations sont autant d'obstacles à un front commun de contestation unitaire et déterminé.

Dépassons les luttes fraternelles. Nous avons des rêves communs, des utopies communes, le temps de l'union est arrivé.

Nous pouvons continuer à nous entre-déchirer. Nous pouvons jouer le jeu de ceux qui nous regardent nous entre-déchirer. Nous pouvons les laisser nous exploiter sans rien dire en pensant que toute réaction est inutile. Nous pouvons observer passivement le monde se détruire. Nous pouvons les écouter nous expliquer que leur ordre est l'ordre juste. Que le système libéral est le seul viable qui n'a jamais failli. Nous pouvons accepter que pour vivre dans le meilleur des mondes "possible”, nous devons laisser une partie de la population mondiale à l'écart de ce monde. Oui, nous pouvons fermer les yeux. Mais il y a urgence.

Liberté, Fraternité, Egalité, Education, Santé, Justice, Culture, Travail, Dignité humaine, Défense de notre écosystème en danger...

Combien de combats avons nous en commun ? Nous avons trop perdu de temps dans des discussions stériles, nous nous sommes laissés diviser. Malgré la propagande de notre gouvernement, le silence de certains médias sur les contestations à travers le pays (et l'Europe), qui entretiennent l'illusion sur la résignation de la population, la Résistance existe et ne demande qu'à s'épanouir, à nous d'en être les acteurs.

Sommes-nous divisés au point de ne pas pouvoir nous entendre, résister ensemble ? Nous devons prouver le contraire.

Alors le dimanche 13 Juillet, réapproprions nous l'espace public en campant, mangeant et vivant ensemble devant nos mairies. N'oublions pas que nous fêtons un événement qui a fédéré autour de l'idée qu'il était temps de prendre les choses en main, n'oublions pas que nous fêtons une Révolution ! Nous devons impérativement créer des réseaux entre résistants contre la politique de régression sociale actuelle. Nous devons nous rencontrer pour prévoir des suites. C’est dans ce sens que cette première action de Résistance citoyenne non partisane est proposée.

Exprimons-nous ! Rassemblons-nous ! Révoltons-nous ! Ensemble célébrons la révolution le dimanche 13 juillet devant nos mairies.


Appel à l’initiative du Comité d’Action Local d’Angoulême, avec la collaboration de la Coordination de Soutien Citoyenne de Poitiers, du Comité de Résistance Citoyenne, et du Réseau Citoyen pour l’Ecole de Charente.
D’autres organisations peuvent apporter leur signature et (co-)organiser cette action après l’avoir signalé.

Pour des questions, des informations ou pour vous inscrire à cette initiative, n’hésitez pas à vous rendre sur le blog (http://nuitdesresistances.wordpress.com) ou à nous envoyer un mail (nuitdesresistances@gmail.com).

Nous vous invitons aussi à relayer cet appel.

PDF

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samedi 03 mai

Compte rendu journée de manifestation à poitiers le 29 avril 2008

 

Après la manifestation du 24 avril ou les forces de l'ordre avaient ,il
faut bien le rappeler, outrepasser largement leur prérogatives et
montrer une perte de contrôle inexcusable (
http://www.youtube.com/watch?v=i7MQsFHo4-4 ), ou bien qu'un premier jet
de gaz aie dispersé les manifestants on voit bien un long deuxième jet
appliqué par les force de l'ordre alors que la foule était en fuite ,
les lycéens se préparent courageusement mais non sans appréhension pour
une journée de manifestation le 29 avril 2008.

 

    les incidents éclatent dès le matin l'intervention de la police est
musclée à victor hugo, cet établissement semblent être l'endroit
privilégié de la répression,( avant les vacances un jeune élève avait
failli se faire renvoyer pour un appel à la mobilisation sur un forum
après dénonciation des renseignements généraux à sa proviseur :
http://www.soutien-jean-baptiste.dyndns.org/origine-comite/)

 

    Bien que l'ambiance soit tendue, les lycéens restent mobilisés et
tiennent le blocus de leur établissement pour permettre aux éléves de
participer à la manifestation, il faut savoir que le blocus
d'établissement secondaire est la seule solution pour éviter les
sanctions administratives aux lycéens désirant s'exprimer.

 

    L'heure du repas approche , l'ambiance se détend les lycéens ne sont pas
rancuniers , une tambouille s'organise sur la place d'armes , une
collecte s'organise la solidarité est à l'honneur, rien de mieux qu'une
bonne soupe chaude pour revigorer les troupes.

 

    La pluie ne joue pas sur la mobilisation, à 14h nous sommes 1000
officiellement à partir à la manifestation : 600 de plus que celle du 24
avril 2008, il faut dire que le comportement de la police de la semaine
précédente a fortement indigné les lycéens, quelque part nous pouvons
les remercier sans les provocations et la violence dont ils ont fait
preuve, nous aurions pu être moins nombreux.

 

    La première partie de la manifestation se déroule dans le calme nous
suivons le parcours , la tension se sent les chants sont moins nombreux
les regards inquiets et tendus , la forte présence policière y joue
certainement pour beaucoup.

 

    après un blocage de la porte de paris nous nous dirigeons vers la gare
et nous assistons a une très forte mobilisation des crs impossible de
s'arrêter dire bonjour à notre partenaire préféré le rapport de force
serait trop inégale et incompréhensible, les lycéens sont ils si
dangereux que ça, doivent ils être considéré comme des criminels ou ne
sont ils pas simplement des adolescents en mal être qui se sentent en
danger ?

 

    Nous remontons tranquillement centre ville, direction la préfecture , le
nombre de fonctionnaire de police au m² est impressionnant, que se passe
t il à Poitiers ?

 

    Une fois en ville convergence rapide vers le rectorat pour sy rentrer et
s'y faire entendre, on ne court pas trop vite pour éviter les bousculade
et ne pas disperser la manifestation, la première entrée est fermée avec
un déploiement derrière encore une fois impressionnant derrière les
grilles fermées, le rectorat comportant plusieurs entrées nous les
passons toutes pareil même dispositif impossible de rentrer dans un
bâtiment publique.

 

    Au départ, on demande a ce que les portes soient ouvertes pour nous
permettre de nous faire entendre par le recteur, silence méprisant des
forces de l'ordre, collaboration du personnel du rectorat.La tension
monte ,on peut comprendre la frustration des lycéens : la semaine
dernière gazage en règle malgré une manifestation pacifique et la on les
ignore superbement.

 

    Les grilles commencent à être secouées, réaction intelligente des force
de l'ordre bien à l'abri derrière donné des coups de matraque à travers
les grilles des fois en direction des yeux des manifestants, le plus
souvent visant les mains de ces derniers.

 

    La réaction des manifestants est proportionnelle à la provocation
policière, l'excitation monte, on peux les comprendre.une delégation est
reçu au rectorat mais l information passe mal malgré l'utilisation des
mégaphones.Les lycéens constatant que les portes ne céderons pas et que
les forces de l'ordre sont encore prête à employer le gaz se déplacent ,
direction le siège de l'ump le mécontentement prend forme sous
l'investiture du bureau ,le bar est vidé la propagande déversé sur la
rue, le livre de sarkozy brulé symboliquement et la manifestation se
dirige place d'armes.

 

    La décision est prise de bloqué le centre ville de faire un barrage
filtrant pour parler a la population, tout le monde s'active, des
barrières sont à disposition donc bah pourquoi ne pas s'en servir.

 

Les barrages se mettent en place mais la police vient tout de suite
casser les barrages en enlevant les barrières qu'à cela ne tienne les
manifestants se mettent à remplacer les barrières et font barrage de
leur corps.

 

    Un mouvement se crée au niveau du barrage qui mène à la préfecture car
de l'agitation se fait sentir quand nous arrivons sur place la police
nationale harnaché comme des crs est en position, pourquoi personne ne
le comprend, le but n'étant pas de marcher sur la préfecture mais
d'informer la population, cela est sans doute ressenti comme une
provocation supplémentaire des forces de l'ordre.

 

    Malheureusement le fait de dégager un peu les autres points de filtrage
a pour conséquences que ces derniers se fassent déloger par les crs ou
force de police nationale à coup de matraque et vont naturellement
renforcer le mécontentement ainsi que le dernier barrage qui tient.

 

    Face au multiples agressions répressions provocations des forces de
l'ordre les lycéens n'en peuvent plus ,depuis le 24 avril, ils ont
encaissé les gaz , les coups, le mépris : ils avancent sur la police
nationale aux ordres du préfet en demande de reconnaissance, de justice.

 

    La semaine dernière un jeune homme a été interpellé après la dispersion
abusive de la gare, ils demandent la fin des poursuites, la libération
de victor hugo qui semblent attiré toute la puissance virile des force
de l'ordre, ils sont révoltés, ne comprennent pas la réaction excessive
des forces de l'ordre, pourquoi est ce la police nationale qui est en
première ligne ? Que se passe t il a Poitiers , pourquoi la présence
policière est elle aussi importante ? pourquoi le gaz et les coups
deviennent la réponse courante du gouvernement ?

 

    La tension monte très vite , des cannettes vide sont envoyés contre les
boucliers des forces de l'ordre , des mini épreuves de force et d'
intimidation ont lieu ( pousse pousse poubelle ), la police perd, elle
recule , une barriere est envoyé sur les force de l'ordre bien a l'abri
derriere leur bouclier et la c est le lachage de chiens, ils perdent
encore une fois le contrôle, le signal est donnée c'est la charge, gaz
lacrymo et matraquage en rêgle, a noté un certain acharnement à 7 contre
un envers manifestant pacifique qui ne les agressait pas et qui n'était
aucunement dangereux puisque l'agression n'était pas de son fait (
http://fr.youtube.com/watch?v=gztqc0fNdWg ) mais qui n'avait pas arréter
de leur rappeler que dans toutes les procédures, ils étaient en tord ,
qui trouvait anormal cette agressivité et provocation des forces de
l'ordre sur des lycéens, qui les avait interpellé pendant toute la manif
pour avoir des réponses , de quel droit leur interdisait on l'accés à un
batiment publique, pourquoi matraquaient ils les lycéens à travers la
grille du rectorat, alors qu'ils n'étaient pas en danger et ne
rentraient donc pas sous le coup de la légitime défense ?

 

    N'oublions pas que le citoyen à des droits et la police doit obéir à ses
devoirs et non bêtement aux ordres d'un préfet autoritaire qui ne fait
que relayer ceux d'un président désirant imposer le changement sans
concertation et quel qu en soit le prix, va t il falloir demander la
protection de la police municipale pour nous protéger de la police
nationale ?

 

    Les lycéens ont montrée une détermination et un sang froid
impressionnant après la charge et le gazage ils sont revenu devant les
crs , n'ont pas hésité a s'assoir devant eux et leur offrir des fleurs.

 

    La manifestation a fini place d'armes ou chacun a pu echanger ses
impressions et renforcer sa détermination pour la manifestation du 1 mai
ainsi que celle du 6 mai.

 

    Il serait peut être temps d'arrêter de les laisser se battre tout seul
pour la conservation de nos libertés, la destruction du service
publique, la qualité et la richesse de l'enseignement nécessaire à la
construction de l 'individu , à ses mécanismes critiques de réflexion,
de défense et à la bonne marche républicaine des rouages de la
démocratie, d'affronter une police qui ressemble de plus en plus à une
milice.

 

    Rejoignons les tous le 6 mai que cette manifestation de la rentrée que
notre rugissement fasse trembler les murs de l'Elysée et soigne notre
président de sa surdité.

Coordination de Soutien Citoyenne

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lundi 28 avril

Compte rendu de la réunion de convergence des luttes du 23 avril 2008 à Poitiers

    Cette réunion était placée sous le signe de la réunification , l'appel à bien été entendu nous étions une cinquantaine à la salle jouhaul ce jour la, toutes catégories et secteurs représentés: Lycéens en force , étudiants, maternelle , collégiens , parents d'élèves,citoyens, syndicats, retraité les enseignants chercheurs ne pouvant pas être la mais s'étant excusés et demandant un compte rendu de la réunion. A noter : un léger quiproquo de la part des syndicats et professeurs du secondaire qui pensaient venir à une réunion de coordination lycéenne malgré la teneur de l'appel ( une convergence des luttes de la maternelle jusqu'à la fac inter-catégoriel et sectoriel en passant part les citoyens et sans souci de représentativité) La réunion c'est passé sans esclandre (à part une sortie théâtrale de la part d'une syndicaliste) et dans la bonne humeur.
    Nous regrettons l'absence des journalistes pourtant cordialement invités à participer et rendre compte de l'esprit de cette réunion.
    Les explications divergent pour exprimer ses inquiétudes, chacun a amené son explication tributaire de la vision de son statut et groupe d'appartenance mais le constat est identique pour tous, nous ne voulons pas de cette transformation imposée par l'état qui nous fait présager le pire pour l'avenir de notre société tant au niveau républicain démocratique qu'au niveau de l'épanouissement personnel,de la richesse et de la diversité des domaines d'enseignement. Nous refusons ce formatage de l'individu imposé en force pour une meilleur malléabilité au système productif et libéral au détriment de la qualité,de la diversité *de l'enseignement qui contribuent à la construction de l'individu et de ses défenses intellectuelles pour appréhender le monde.* Plusieurs interrogations ont été soulevés, que faire, que proposer , comment s'organiser,quel doit être le but de cette réunion, pourquoi cette volonté de créer une coordination citoyenne? Des inquiétudes ont été énoncées, la difficulté des créer une convergences des luttes, la peur présente du aux changements et aux réponses musclées de notre gouvernement face aux mouvements sociaux, à la criminalisation de ses acteurs, l'inefficacité des méthodes de contestation employées depuis trop longtemps qui ne donnent plus de résultats, l'opposition existe t elle encore ou n'en a t elle plus que le nom, Quel est le rôle de la presse dans le mécanismes d'isolement et de découragement des mouvement sociaux depuis l'ascension au pourvoir de notre nouveau président?
    Des pistes de réflexion ont été abordées : *Lutter contre le phénomène de mémoire de poisson rouge pour les mouvements sociaux*, depuis des années le même scénario se répète : les mouvements tiennent mais s'épuisent arrivé les grandes vacances d'été.Des lois passent pendant que tous le monde profite d'un repos légitimement mérité au moment ou la vigilance du citoyen est abaissé et ou la mobilisation très difficile ( notre gouvernement le sais et en abuse ) et nous repartons sur une nouvelle lutte contre de nouvelles lois qui ne sont que la continuité et sont permises par celles mêmes que nous avons vainement essayé de refuser.Ce mécanisme entraine la démotivation des militants et citoyens ayant l'impression que chaque combat n'apporte pas de victoire et que nous reculons pour mieux sauter, l'avenir nous paraît inéluctable.
    Pour ce faire, nous proposons donc de ne pas abandonner la lutte et la réflexion durant les vacances,de continuer à diffuser les message ,créer un groupe de vigilance ou tout ceux désirant participer sont les bienvenus pour surveiller les décrets et les nouvelles lois de cet été et les rajouter à la plateforme commune de revendication pour la rentrée de septembre.

    *La légitimité et la multitude des luttes:* Le nombres de réformes , décrets,dangers pour tous les secteurs et catégories devient innombrables, la difficulté semblent être de les rassembler dans quelques revendications fortes pour ne pas être noyé sous la masse et se contenter de quelques points de victoires.
    Nous proposons à votre approbation :
        L'arrêt total et immédiat de la mise en application de la réforme Pécresse
        La non application du rapport pochard
        Une vrai concertation de la population tout acteurs et secteurs confondus et citoyens se sentant concernés sur le projet de société concernant le système éducatif.
        L'arrêt immédiat des réponses musclés des forces de l'ordre ( qu'elles se consacrent à sa vocation de service publique protéger et servir, et qu'elles respectent les droits des citoyens comme définie dans le préambule de notre constitution ainsi que la définition de la forces publique)
        Arrêt de la criminalisassion des mouvement sociaux,abandon de toutes les poursuites,que la liberté d'opinion,d'expression et le droit de grêve soient enfin respectés.
        L'arrêt de la politique et du traitement inhumain des sans papiers

 

*Comment contrer ce silence médiatique bien pesant et responsable en grande partie de l'isolement et du découragement des forces vives?*

 

    Nous proposons par l intermédiaire de la mailing liste que nous entretenons depuis l'affaire de Jean Baptiste de lutter contre ce manque d'information et rétablir la communication entre tous,de continuer à contribuer à l'extension d'un réseau de solidarité et de lutte dans toute la France en relayant les messages,tracts, réunions,manifestations,suggestions de tout les personnes participantes à l'ensemble du réseau,que ces dernières face de même et appeler à nous rejoindre. De faire parvenir aux médias, à nos institutions, nos représentants toutes les dépêches des événements,réunion manifestations, appel des syndicats,création de collectif de résistances, de refus de l'exclusion et du traitement inhumain des sans papiers pour des raisons de quota et politique de chiffre, pour leur montrer l'ampleur de la contestation, la détermination qui nous anime et aussi pour pas qu'ils puissent prétendre ne pas être au courant.N'hésitez pas non plus a édité dans les médias participatif les contenus qui vous semblent intéressant : envahissons la toile ou à afficher a tout les endroits qui sont source de passage : récupérons la rue. *Comment lutter contre la criminalisassions des acteurs des mouvement sociaux?* Nous avons proposé de faire une legal team  ,chargé de la prise en compte des incidents, du suivi des manifestants interpellés, de la collectes des informations de procédure judiciaire, de la liaison entre les différents acteurs voulant s'investir au cas par cas.Nous distribuons aussi par l intermédiaire de cette mailing liste des consignes de précaution ( qui peuvent elles aussi être complétées par tous )les personnes désirant participer et ou possédant des connaissances juridique ou de procédures policières sont vivement encourager à nous contacter Le manque de mobilisation, la diminution des force vives des syndicats a aussi été évoqué ainsi que leur comportement depuis le début du mandat présidentiel et leur rôles dans les différents mouvements sociaux de cette année.Ce sujet étant sensible car nous ne pouvons démériter les syndicalistes locaux qui font un travail de terrain formidable mais force est de constater que malheureusement sur plusieurs sujets et accords les directions nationales syndicales sont en totale contradictions avec leur base et rendent le travail de ses militants plus ardu. Nous proposons d'arrêter de se cacher derrière l'excuse que c'est au citoyen d'aller chercher l'information sur les manifestations et nous proposons au syndicats de faire relayer des informations précises à l'ensemble des membres de la mailing liste. Cette mailing liste après trois semaines d'existence comporte déjà 640 adresses et des correspondants dans 13 départements.Nous n'avons pas finis de lister et rentrer tout les syndicats partis politiques de l'opposition, nos chers ministres  et médias pour le moment préférant donner la priorité à ceux qui ont l'impression de ne plus être écouter. La Coordination de Soutien Citoyenne a donc été crée a la suite de cette réunion pour être un instrument de liaison ,de relais, de communication et de réflexion sur les méthodes de contestations ainsi que sur les propositions déjà faite par différents corps d'enseignants,syndicats, regroupement de chercheurs,doléances étudiantes,éducateurs,associations, réflexions de citoyens. La réussite et la mise en place de cet outil participatif et de l'extension du réseau dépendra de la bonne volonté de tous,n'hésitez pas à nous transmettre des messages des infos, des vidéos des articles de journaux les appels des syndicats, les heures, les jours des manifestations, vos réflexions et à nous rejoindre. *Tout les tracts informations sont a la libre disposition de tout le monde, il ne faut pas hésiter à afficher, faire circuler, améliorer, compléter tracter ce qui vous semblent pertinent.* Notre préoccupation première est d'empêcher la casse du système éducatif, du service publique et la transformation de notre société ou les individus ne seraient considérés que comme des unités de production ou le savoir deviendrais superflu et ne serait l'apanage que des grands ou industriel de ce monde.Non à l'élitisation de la connaissance.
                                     Respectueusement : La Coordination de Soutien Citoyenne
                                                                         Soutien_education_enseignement@yahoo.fr

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mercredi 23 avril

La vérité, quelle vérité ?

Une petite démonstration révélatrice des capacités de notre ministre de l'Education Nationale à mener le débat avec de vraies données :


Darcos Menteur
envoyé par ZeDedalus

Posté par _ ToTo _ à 12:26 - Mobilisation nationale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 20 avril

APPEL DE LA COORDINATION NATIONALE LYCéENNE DE PARIS DU SAMEDI 19 AVRIL 2008

APPEL DE LA COORDINATION NATIONALE LYCéENNE DE PARIS DU SAMEDI 19 AVRIL 2008


    Mardi 15 et Jeudi 17 avril, des dizaines de milliers de lycéens et de profs manifestaient à Paris et des milliers dans des villes de province. Une nouvelle fois nous avons été encore plus nombreux que les manifs précédentes et le mouvement contre la casse de l'Education Nationale prend réellement de l'ampleur. Darcos refuse de céder pour l'instant, il faut donc amplifier la mobilisation et continuer à massifier les manifestations.

    L'auto-organisation des lycéens en Assemblée Générale, comme c'est déjà le cas dans de très nombreux lycées, est le seul moyen pour toucher le plus d'élèves possible sur chaque établissement mobilisé. Mais se réunir en AG permet surtout d'organiser la mobilisation sur son lycée, de débattre autour des revendications, de préparer les manifs, et surtout de discuter des suites à donner au mouvement.

    Aujourd'hui il est urgent que nous, lycéens représentants de 30 lycées sur l'île de France, et de plusieurs lycées de provinces (dont notamment des lycées de Toulouse, de Lyon, d'Amiens ...) la France, défendions les revendications suivantes :

    Rétablissement des postes supprimés et transformation des heures supplémentaires en heures postes ; pas plus de 25 élèves par classe ; maintien du BEP et de la carte scolaire ; rétablissement des filières, options et classes supprimés ; embauche des personnels nécessaires au bon fonctionnement d'une éducation de qualité ; régularisation des élèves sans-papiers ; non application du rapport Pochard.

    La liste est longue, au même titre que la liste des attaques gouvernementales contre le service public d'éducation et contre les droits des lycéens. Toute cette politique a des conséquences sur les professeurs mais aussi sur nos conditions d'étude et d'enseignement : Des classes surchargées, des heures de demi groupes en moins, des options et langues de plus en plus rares, parfois des filières et des classes fermées, comme cela a été annoncé dans de nombreux lycées.

    Pour les profs : recours accru aux heures supplémentaires, plus de difficultés pour faire cours dans des classes toujours plus surchargées, moins de temps pour préparer les cours et corriger les copies. Beaucoup d'entre eux vont devoir partager leur travail entre plusieurs lycées ou enseigner plusieurs matières…

    De plus, et face à la représsion très forte qui tente de mettre fin au mouvement, la coordination nationale lycéenne demande l'arrêt des poursuites judiciaires contre tous les lycéens interpellés lors des manifestations ou devant leur lycée. Nous demandons également l'arrêt de toutes les sanctions administratives dans chaque établissement contre les lycéens mobilisés.

    C'est l'ensemble des jeunes et des personnels enseignants et non-enseignants qui sont attaqués par les réformes du gouvernement.

    Pour celà, nous devons répliquer par un mouvement de grève massif dans l'ensemble de l'Education Nationale. Ce mouvement serait le premier pas vers un mouvement de tous les jeunes et de tous les salariés qui pourrait faire plier le gouvernement Sarkozy sourd aux protestations isolées.

    C'est pour cette raison que nous invitons tous les lycéens mobilisés à s'organiser et à lutter aux côtés leurs profs et des parents d'élèves. Les manifestations doivent continuer et se multiplier car elles permettent de populariser le mouvement et de l'étendre en encourageant plus de lycéens, de profs et de parents d'élèves à y participer.

Pour toute ces raisons, nous appelons tous les lycéens en lutte à participer à la prochaine Coordination nationale lycéenne, le samedi 3 mai en région parisienne.

Nous appelons tous les lycéens à manifester massivement dans toute la France le mardi 29 avril prochain et à rejoindre les travailleurs lors des manifs du 1er mai.

Mais surtout, la Coordination appelle à faire du MARDI 6 MAI une journée de grève et de manifestation nationale. De plus, elle invite également les lycéens à bloquer leurs lycées ce jour là partout où c'est possible afin d'envoyer un signal fort au gouvernement.

TOUS ENSEMBLE, FAISONS RECULER LE GOUVERNEMENT !

Posté par _ ToTo _ à 21:05 - Mobilisation nationale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 12 avril

Rappel sur la mobilisation

    La mobilisation contre la baisse des DHG traduisant la suppression de postes annoncés l'été dernier a commencé à la veille des vacances de février dans certains lycées.  Elle s'est ensuite étendue assez confidentiellement jusqu'à la fin Mars. En fait jusqu'à une médiatisation plus importante due à l'entrée en jeu des syndicats lycéens : l'UNL, FIDL, SUD-lycéens qui ont appelé à la manifestation le 27 Mars pour s'opposer à la volonté gouvernementale de dégradation du système scolaire.
    Ce mouvement initialement minimisé par le ministre de l'éducation nationale a continué à s'étendre et à s'amplifier en deux semaines jusqu'à mobiliser plus de 60.000 lycéens sur un quart des départements français, avec entre autre 30.000 lycéen-ne-s dans les rues parisiennes et presque 10.000 à Grenoble le 10 Avril dernier.
    Grâce cette amplification X.Darcos a reçu les syndicats lycéens mais n'a cependant pas accéder à leurs revendications légitimes sur le futur de l'éducation dans son ensemble et plus spécifiquement dans les lycées. Pour peser, le mouvement doit continuer à s'amplifier !

Quelques documents intéressants ou révoltants :

Des milliers de lycéens manifestent contre les suppressions de postes dans l'éducation nationale

    Plusieurs milliers de lycéens ont manifesté, mardi 1er avril, dans plusieurs villes de France. Ils protestent contre les 8 830 suppressions de postes prévues à la rentrée 2008 dans l'enseignement secondaire public. Egalement en ligne de mire : la réforme du bac professionnel en trois ans et la future réforme du bac général.

     A Paris, ils étaient entre 11 000 et 13 000, selon les organisateurs, 4 500 selon la police. Pour Florian Lecoultre, le président de l'Union nationale lycéenne (UNL), "c'est un succès". "On a établi aujourd'hui un rapport de forces", s'est félicitée de son côté Alix Nicolet, présidente de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL). Les organisations lycéennes espéraient une plus forte mobilisation que lors de la précédente manifestation du 27 mars, à laquelle n'avaient participé que 6 000 personnes, selon les lycéens (4 000, selon la police). Quelques enseignants du SNES-FSU avaient également rejoint le défilé.

Faute de "réponses concrètes", la FIDL et l'UNL appellent à une nouvelle grève mardi (15/04)

    Après la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL, deuxième syndicat lycéen), c'est au tour de l'Union nationale lycéenne (UNL, premier syndicat lycéen) d'appeler "à la poursuite de la mobilisation dès mardi" contre les suppressions de postes dans l'éducation. Florian Lecoultre, président de l'UNL, a déclaré n'avoir "pas été entendu sur la revendication principale" des lycéens, à la suite de son entretien avec Xavier Darcos, vendredi 11 avril. "Il reste toujours un gros point de désaccord, la question des moyens", a-t-il ajouté.

    M. Lecoultre a affirmé qu'au cours de cette rencontre d'une heure et demie avec le ministre, la question du collectif budgétaire, "seul moyen de contourner le budget voté au Parlement", avait été abordée. Mais, a-t-il poursuivi, M. Darcos "n'a pas voulu l'entendre". "On ne peut pas dire que cette rencontre réponde aux inquiétudes des lycéens", a ajouté le président de l'UNL, qui a toutefois dit avoir "senti" de la part du ministre "une ouverture au dialogue".

Et un extrait d'émission de radio des plus révoltant

Posté par _ ToTo _ à 19:59 - Mobilisation nationale - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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